France : les escadrons et flottilles

 

Depuis 2001 : Flottille 12 F « Les Lascars » – BAN Landivisiau

Indicatif : LASCAR

Réactivée le 12 mai 2001 sur Rafale M, l’Etat-Major déclare celle-ci opérationnel en juin 2004. 3 ans d’expérimentation et de mise au point auront été nécessaire.

Créée en 1948, la Flotille 12F volera sur 4 types d’appareils avant de passer sur Rafale. De 1948 à 1963, elle est successivement équipée de Supermarine Seafire (août 1948-mars 1950), Grumman F6F Hellcat (avril 1950-juin 1953) et Chance Vought F4U-7 Corsair (juin 1953-août 1963).

Elle totalise pendant cette période 60.000 heures de vol, 8.500 appontages et 3.500 catapultages.

Par ailleurs, elle opère en Indochine à partir des porte-avions Arromanches et Bois-Belleau, puis en Afrique du Nord dès 1956 où elle utilise la base de Karouba en Tunisie et prend part à la défense de Bizerte en 1961. 

La « Douzef » passe sur réacteur en 1963.

Désormais stationnée sur la BAN de Lann-Bihoué à Lorient, elle s’équipe de F8E Crusader  et déménage le 30 juillet 1968 sur la BAN de Landivisiau.

En décembre 1989, la Marine décide de prolonger le F8E Crusader. Remis à niveau et rebaptisé F8P, il fait la jonction avec le Rafale M. Elle participe avec cet avion à de nombreuses opérations comme Balbuzard, Salamandre, Trident à partir des porte-avions Foch ou Clemenceau.

Le 15 décembre 1999, jour du retrait du service des F8P Crusader, la 12F est mise en sommeil. Le 18 mai 2001, elle est réactivée à Landivisiau. Elle met en œuvre les premiers Rafale M livrés à la Marine.

C’est le maître Dupont, chef de patrouille à l’escadrille de chasse embarquée AC2 qui dessine l’insigne de la « Douzeff » en 1939. Il sera tué en combat aérien sur Potez 631 le 18 mai 1940. Les raisons du choix de Donald Duck portant un tromblon comme emblème de la 12F demeurent inconnues. Source.

Beauvechain en 1992, Crusader de la 12F © Serge D’hollander
F-8P Crusader de la Flottille 12F en 1995 à Coxyde © Serge D’hollander

Depuis 2004 : Escadron de Chasse et d’Expérimentation 01/030 Côte d’Argent – BA 118 Mont de Marsan

Indicatif : CORIK

Les premiers Rafale arrivent au CEAM en 2004.  L’Armée de l’Air mène les expérimentations validant les apports technologiques permettant la montée en puissance des appareils de combat à Mont de Marsan.

Un système d’expérimentations systématiques s’instaure à chaque acquisition de matériel par l’Armée. Une fois les besoins opérationnels de l’armée exprimés, les industriels offrent une technologie répondant à ce cahier des charges. Il ne reste alors plus qu’à faire converger les aspects techniques et financier  et conclure un contrat entre la DGA et l ‘industriel, pour que finalement le CEAM mène alors la phase d’expérimentation.

Les prototypes élaborés progressent vers le point d’agrémentation par la synergie qui s’établit entre les équipages d’essai et les équipes de marque, chargées de confronter les observations des utilisateurs aux données théoriques. Il en découle une maturation du projet qui passe par la validation de nombreux paramètres. C’est un travail de compilation de données, d’analyses et de transformation du produit prototype vers ce qui sera l ‘appareil opérationnel final … Source

En 2015, le 05/330 Côte d’Argent devient 01/030 Côte d’Argent à l’occasion de la renaissance des Escadres de Chasse. 

Créé en 1933 à Reims, implanté depuis 1945 sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan et officiellement reconnu comme Air Warfare Center (AWC – centre de « Guerre Aérienne ») en 2015, le CEAM est le bras armé de l’état-major pour définir les capacités de l’armée de l’air, contribuer à leur mise au point, préparer leur intégration et soutenir leur utilisation opérationnelle. L’action du CEAM se concentre sur trois piliers, la doctrine, les équipements et l’expertise tactique du combattant, afin d’adapter en continu les forces de l’armée de l’air aux enjeux du combat moderne et de demain.

Mirage 2000D du CEAM en novembre 2018 © Philippe AMIEL

Depuis 2006 : Escadron de Chasse 01/007 Provence – BA 104 Al Dhafra (EAU) – « RAF1 »

Indicatif : RASOIR

Opérationnel le 26 juin 2006 sur Rafale sur la Base Aérienne 113 de Saint Dizier. Au delà des aspects omnirôles du Rafale, le 1/7 est référent pour les missions défense aérienne.

Le groupe de chasse 1/7, formé à Dijon en octobre 1932, perpétue les traditions de deux escadrilles issues de la grande guerre : la SPA 15 (créée le 22 août 1912 à Reims) et la SPA 77 (créée le 19 septembre 1916 à Lyon Bron).

Lors de la campagne de Corse en mai 1944, le groupe effectue des missions le long des côtes méditerranéennes et prend le nom de « Provence ».
L’escadron de chasse (EC) 1/7 « Provence » fut formé en novembre 1951, à Bizerte, en Tunisie, en même temps que la 7ème Escadre de Chasse.

Depuis sa reconstitution de 1943, le groupe  » Provence » totalise 4 392 sorties de guerre et a obtenu 17 victoires. A la fin du conflit, il détient deux citations collectives portant attribution de la Croix de guerre 39-45 avec palme.

Le 1er novembre 1966, la Force Aérienne TACtique confie à l’escadron de chasse 1/7 « Provence » l’entraînement des pilotes sortant d’école avant leur passage sur Mirage III ou F100 Super Sabre.

Le Jaguar équipe le « Provence » pendant 32 ans.

Après un détour en février 1973 à Mont-de-Marsan pour préparer l’arrivée du Jaguar, l’escadron rejoint le reste de la 7e escadre de chasse le 1er juin 1973 à Saint-Dizier. Il s’illustre en 1974 lors de l’opération MAQUIS avec l’explosion de la première bombe atomique tactique AN52 à Mururoa.

Le Jaguar est retiré du service le 1er juillet 2005, laissant sa place au Rafale qui intervient en Afghanistan dès 2007.

Le 30 mars 2012, l’EC 1/7 « Provence » a récupéré les traditions de la SPA 162 « Tigre » de l’escadron de chasse 1/12 « Cambrésis » suite à la dissolution de ce dernier. Source.

L’Escadron abrite dés 2009 l’équipe officielle de présentation Alpha Rafale, avant qu’elle ne rejoigne l’ETR.

En 2016, le 1/7 rejoint Al Dhafra.

Différents appareils se succéderont au 1/7 :

  • Nakajima Ki-43 Hayabusa (de 1945 à 1946)
  • Mistral (de 1953 à 1961)
  • Mystère IV (de 1962 à 1973)
  • Première unité sur SEPECAT Jaguar (de 1973 à 2005)
  • Alpha Jet (2001-2007)
  • Dassault Rafale
A Coxyde en 1984, un Jaguar E du 1/7 Provence © Serge D’hollander
Jaguar A équipé d’un pod Barracuda en 1988 à Baden Soellingen © Paul Shaller

Depuis 2009 : Escadron de Chasse 01/004 Gascogne – BA 113 Saint Dizier – « RAF2 »

Indicatif : MASTIFF

Le groupe de bombardement 2/19, créé le 1er avril 1937, trouve ses origines dans les escadrilles de la Grande Guerre SAL 28 « Eléphant » et SPA 79 « Loup ».

Il reçoit l’appellation nouvelle de groupe de bombardement léger 1/19 le 1er septembre 1940.

Le 21 février 1944, le 1/19 prend la dénomination de groupe de bombardement moyen 1/19 Gascogne.
À l’issue de la seconde guerre mondiale, le groupe, alors basé à Mengen depuis septembre 1945, est dissous en avril 1946.

En janvier 1951, le groupe de bombardement 1/19 Gascogne est officiellement reconstitué en Indochine à Tourane. 
Rapatrié à Bordeaux lorsque les hostilités prirent fin sur le territoire algérien, le Gascogne est à nouveau dissous le 17 septembre 1962.

Premier et dernier escadron équipé de Mirage IV.

L’escadron de bombardement 1/91 Gascogne renaît à Mont-de-Marsan le 1er juin 1964. Premier escadron à capacité nucléaire, armé de Mirage IV A, il assure l’alerte nucléaire opérationnelle dès le 1er octobre 1964. 
En 1986, il devient le premier escadron opérationnel sur le système d’armes Mirage IV P / ASMP (Air Sol Moyenne Portée) et hérite, en septembre 1992 de la mission de reconnaissance stratégique.

Le 1er juillet 1996, le Mirage IVP perd la mission nucléaire et se consacre uniquement à la reconnaissance stratégique, en particulier au profit de l’ONU. Il est retiré du service en 2005.

L’année 2008 marque la renaissance de l’escadron de chasse 01.091 « Gascogne » sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier. La BR 66 « Faucon égyptien » escadrille prestigieuse ayant combattu durant la seconde guerre mondiale au sein de la Royal Air Force et ayant servi la mission de dissuasion nucléaire de 1965 à 1986 sur Mirage IV, a rejoint le Gascogne.
Depuis le 1er septembre 2008, l’EC 01.091 « Gascogne » vole sur Rafale F3.

À partir de l’été 2010, l’EC 01.091 « Gascogne » mettra en oeuvre le système d’arme Rafale – ASMP-A (air sol moyenne portée amélioré).

Il deviendra 01/004 en 2015 avec la renaissance des Escadres.

Spécialités : frappes nucléaires (ASMP-A) et en profondeur (SCALP). Source.

Mirage IV P à Reims en 2004 © Paul Schaller
Payerne en 2004, Mirage IV P du « Gascogne » © Paul Schaller

Depuis 2010 : Escadron de Transformation Rafale 03/004 Aquitaine – BA 113 Saint Dizier

L’unité a repris les traditions de l’Escadron de Bombardement 2/92 Aquitaine qui volait sur Vautour puis du CIFAS 328 Aquitaine sur Mirage IVA.
L’escadron a été reformé sous la désignation d’Escadron de Transformation Rafale 2/92 Aquitaine le 6 octobre 2010 lors d’une cérémonie sur la base de Saint-Dizier présidée par Hervé Morin, ministre de la Défense à l’époque.

Le 2/92 Aquitaine est rattaché depuis le  à la 4e Escadre de Chasse qui a été reformée le même jour sur la base de Saint Dizier.

Il a pris sa désignation actuelle d’Escadron de Transformation Rafale 3/4 Aquitaine le .

Spécialité : formation des pilotes et équipe de représentation « Rafale Solo Display« .


Depuis 2010 : Escadron de Chasse 03/030 Lorraine – BA 118 Mont de Marsan – « RAF4 »

Indicatif : ROGUES

Cet escadron est issu du fameux Groupe de bombardement Lorraine, Compagnon de la Libération. En 1940, le groupe Lorraine est la première unité de la France libre, dotée de Hurricane, Lysander et Blenheim.

Le 27 juin 1994 l’Escadron de Chasse 3/30 Lorraine devient 3/33 « Lorraine ».

Le 18 juin 1996 est remis la fourragère aux couleurs de l’Ordre de la Libération à l’escadron 3/33 « Lorraine » des mains du Président de la République Jacques Chirac.

Mis en sommeil en août 2005, il est été réactivé sous le nom 3/30 « Lorraine » en octobre 2010 sur la Base aérienne 104 Al Dhafra aux Émirats arabes unis pour voler sur Rafale et sur Mirage 2000-5, puis uniquement sur Rafale depuis mars 2011.

Le 24 juin 2016, le 3/30 Lorraine est intégrée à la 30e escadre de chasse et remplace le 1/7 Provence sur la base aérienne 113 Saint-Dizier. Seuls les traditions ont été transférées, pas les personnels ni les avions. Les avions sont alors progressivement repeints aux couleurs du 3/30. L’escadron est transféré à Mont de Marsan au cours des semaines qui suivent.

Mirage F1-C du Lorraine en 2000 à Coxyde © Serge D’hollander
Reims en 1979, Mirage F1C au roulage © Serge D’hollander
Mirage F1-C du 3/33 Lorraine en 1998 à Luxeuil © Paul Shaller
Novembre 2010 : les 4 premiers Rafale arrivent aux Emirats aux côtés de 4 Mirage 2000-5 qui ne tarderont pas à rejoindre la métropole après l’opération Harmattan. 4 autres Rafale seront réceptionnés en 2011 – © EC 3/30 Lorraine via Facebook

Depuis 2011 : Flottille 11F « Les Furieux » – BAN Landivisiau

Indicatif : KIMONO

Elle naît officiellement en juin 1953.

La flottille 11F est la plus ancienne des formations de chasse de l’aéronautique navale. Son passé est des plus prestigieux. Elle est l’héritière de l’AC1, première escadrille de chasse de l’Aviation d’Escadre créée le 1er mars 1919. À cette époque, cette escadrille est équipée des Hanriot HD.2.  Le 20 octobre 1920, en rade de Toulon, le premier essai d’appontage sur la plate-forme du Béarn est réalisé par le LV Teste sur Hanriot HD.2.

Au début de la 2e Guerre Mondiale, en septembre 1939, l’AC1, ancêtre de la 11F évolue sur Dewoitine 373/376. La transformation sur Potez 631 est débutée et c’est sur ce matériel que l’AC1 participe à la bataille de France où elle gagne deux citations. Après la défaite de 40, elle est engagée contre les forces franco-anglaises en Syrie et au Liban (du 6 au 14 juillet 1942) puis s’oppose au débarquement anglo-américain au Maroc en novembre 1942.

D’août 1951 à juin 1952, elle effectue une campagne en Indochine à bord de l’Arromanches (deux citations TOE) avec ses F6F5 Hellcat américains. C’est à cette époque, en 1953 qu’elle acquiert le nom de 11F.

En 1963, la « 11F » évolue sur avion à réaction.

Elle participe aux opérations en Algérie en 1958 et 1959 sur Aquilon, puis achève sa transformation en 1963 sur les nouveaux Étendard IV M .

Elle effectue les premiers appontages sur le porte-avions Foch en septembre 1963. Le 2 mai 1967, elle quitte Hyères pour inaugurer la nouvelle base de Landivisiau d’où elle embarque régulièrement sur les porte-avions Clemenceau et  Foch
En 1978, elle touche les premiers Super Étendard et se spécialise dans l’assaut maritime et terrestre de jour et de nuit.

À partir du 27 novembre 1995, la flottille 11F bascule sur Super Étendard Modernisé (SEM). Elle participe à toutes les campagnes militaires du Charles de Gaulle, au Liban, en Yougoslavie, en Afghanistan et en Libye. La flottille 11F se voit décerner la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures.

La flottille 11F accueillera progressivement des Rafale Marine dès l’été 2011 et sera pleinement opérationnelle à l’été 2012. Les Rafale M ayant vocation, à terme, à remplacer l’ensemble des SEM. Source.

Super Etendard de la « 11F » en 1997 à Gilze Rijen © Paul Schaller
Nancy en 1998, Super Etendard de la Flottille 11F © Paul Schaller

Depuis 2012 : Régiment de Chasse 02/030 Normandie Niemen – BA 118 Mont de Marsan – « RAF3 »

Indicatif : RAYAK

Le Niémen est un fleuve d’Europe de l’Est qui prend sa source en Biélorussie, traverse la Lituanie et longe la frontière russe. Pour comprendre le rapport entre ce fleuve, la Normandie et cet escadron de chasse, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale.

En 1941, le général de Gaulle tente un rapprochement avec l’Union soviétique et décide en 1942 qu’une unité d’aviation de chasse sera désormais présente sur le Front de l’Est. À cette époque, il existe déjà deux groupes de chasse : l’Alsace et l’Île-de-France. Cette nouvelle formation s’appelle Normandie.

Soixante militaires français, dont quinze pilotes, rejoignent la base d’Ivanovo à 250 km au nord-est de Moscou. En mars 1943, ils sont fin prêts. À bord des Yakovlevs fournis par les soviétiques, les Français entament la première de leurs trois campagnes le 22 mars 1943. Au fil des combats, les pilotes français deviennent rapidement des modèles pour leurs homologues soviétiques.

La seule unité française à porter le nom de « régiment ».

Le 21 juillet 1944, par ordre de Staline, l’unité française reçoit le titre de « Régiment du Niémen ». Le 27 novembre 1944, le Normandie-Niémen est la première unité française à stationner sur le sol allemand. Entre mars 1942 et mai 1945, fin de leur troisième et dernière campagne, les 97 pilotes engagés comptent pas moins de 273 victoires confirmées avec dans ses rangs une trentaine d’As, dont une dizaine comptabilisent plus de 10 victoires chacun. Quarante-deux officiers ne reviendront jamais en France.

À la fin de la guerre, les pilotes ont l’honneur de retrouver le sol français à bord des avions qui leur ont permis de s’illustrer dans le ciel soviétique. Ces militaires exceptionnels reçoivent de nombreuses décorations, tant françaises que soviétiques. Source.

Spécialités : attaque au sol et reconnaissance – référent opérations spéciales.

Livrée spéciale pour ce Mirage F1-CT du « Neu-Neu » en 2009 © Paul Schaller
Mirage F1-CT à Colmar en 2005 © Paul Schaller
Reims en 1981, 2 Mirage F1-C en final © Serge D’hollander
Un des derniers Mirage F1-B du Normandie Niemen, en 2012 à Mont de Marsan. L’escadron est alors en pleine transition sur Rafale © Philippe AMIEL
Septembre 1978 : des Mig-23 en visite à Reims !

Après avoir assuré sa transformation sur Mirage F1C, 6 appareils se rendent en URSS en juillet 1971. Spécialisé dans les missions de défense aérienne, le Normandie Niemen reçoit en retour la visite de 6 Mig-23 en 1978. A cette occasion, les appareils, surnommés « Flogger » par l’OTAN, sont accompagnés d’un Tupolev 124, et d’un Antonov 12.

Pas moins de 4400 Mig-23 seront fabriqués. Son premier vol date de 1967 © Bruno Meunier
Mirage F1C du Normandie Niemen en 1978 © Bruno Meunier
Mig-23 en visite à Reims en 1978 © Bruno Meunier

Par la suite, le « Neu-Neu » recevra la visite de Mig-29 et de Su-27 en 1991 et 1992.


Depuis 2016 : Flottille 17F « La Glorieuse » – BAN Landivisiau

Indicatif : QUINA

La « 17F » débute sa transformation Rafale été 2016.

La base aéronautique navale (BAN) de Landivisiau abrite la Flottille. C’est la première formation de l’aviation embarquée dotée du Super Étendard Modernisé (SEM).

La Flottille 17F est née le 17 avril 1958 sur la BAN d’Hyères.
Équipée à l’origine de Corsair F4U7, la flottille est destinée à l’entraînement opérationnel des jeunes pilotes d’assaut de l’aviation embarquée.
Elle devient opérationnelle en novembre 1959, puis fait rapidement ses preuves sur les théâtres d’opérations d’Algérie et de Tunisie. Sa dissolution survient en novembre 1962.

La 17F renaît le 10 janvier 1964 sur Étendard IV M et reçoit ses premiers Super Étendard (SUE) le 5 septembre 1980.

La flottille participe à de multiples opérations extérieures :

  • Mission Olifant en 1983 au Liban ;
  • Mission Prométhée pendant 14 mois dans le golfe d’Oman ;
  • Opération Capselle au large des côtes du Liban en août 1989 ;
  • Opération Daguet pendant la guerre du Golfe.

La 17F est la première flottille à mettre en œuvre les Super Étendard Modernisé (SEM) aux capacités fortement accrues.

Entre 1993 et 1996, les Super Étendard Modernisé de la 17F sont présents au large de l’ex-Yougoslavie à bord des porte-avions Clémenceau et Foch. Les principales missions effectuées au dessus de ce théâtre d’opérations sont la reconnaissance aérienne et l’appui des troupes au sol.
En Afghanistan, la 17F participe, dès décembre 2001, aux opérations militaires, depuis le Charles de Gaulle en océan Indien. 
En 2011, elle participe à l’opération Harmattan en Libye depuis le porte-avions Charles de Gaulle. Source.

Landivisiau en 2014, Super Etendard Modernisé n° 44 © Pascal Merret
La Ferté Alais 2014, SEM n°17 de la Flottille 17F © Laurent Quérité
Base Aéronavale de Hyères en 2014. Super Etendard de la 17F © Laurent Quérité

Depuis 2018 : Escadron de Chasse 02/004 La Fayette – BA 113 Saint Dizier – « RAF5 »

Indicatif : RAMEX ? (anciennement en vigueur sur Mirage 2000N)

Le 18 avril 1916, « l’Escadrille américaine » apparaît sur la base aérienne de Luxeuil avec une poignée de jeunes volontaires américains et forment l’escadrille Nieuport 124 « Tête de sioux ».
Cette escadrille fut dénommée « escadrille La Fayette » le 06 décembre 1916 en hommage à cet officier français venu participer aux côtés des insurgés à la guerre d’indépendance des américains contre les anglais. 
Le 1er juillet 1947, le groupe « La Fayette » devient escadron de chasse 2/4 et participe à la guerre d’Indochine et à la guerre d’Algérie. L’escadron stationne à Friedrichshafen puis Bremgarten et revient en 1961 à Luxeuil où il devient opérationnel en juillet 1989 sur Mirage 2000N. 
Il est passé sous commandement des forces aériennes stratégiques le 01 septembre 1991.

Quatre escadrilles le composent : le « Gaulois » issue du 3/4 «Limousin», les « Sioux », les « Canards », et le « Lévrier » du 1/4 «Dauphiné». Source.

Ci-contre, à droite, à l’occasion de sa transformation sur Rafale, l’EC 2/4 encore basé à Saint Dizier sur Mirage 2000N, donne naissance à l’entité 05/004 sur la base de Saint Dizier.

Les Ramex Delta sur Mirage 2000N à Valence en 2012 © Laurent Quérité

France : les Escadrons de Soutien Technique Aéronautique
ESTA (Escadron de Soutien Technique Aéronautique) 15/004 Haute-Marne – BA 113 Saint Dizier

ESTA

ESTA (Escadron de Soutien Technique Aéronautique) 15/030 Chalosse – BA 118 Mont de Marsan

(En recherche de l’insigne)

L’ESTA, avec près de 600 aviateurs qui œuvrent chaque jour sur Rafale, est le plus grand escadron de la base. Il y en a 2 en France, situés sur les bases aériennes de Saint-Dizier et de Mont de Marsan. Cette unité met en œuvre et assure le niveau de soutien opérationnel de la flotte Rafale. 

Trois activités principales définissent l’ESTA :

  • l’appui des forces opérationnelles
  • le soutien spécialisé
  • le soutien des opérations extérieures (OPEX). 

Les Escadrons Rafale à venir … (à confirmer)
2020 / 2022 : BA 115 Orange – « RAF6 » (Source – Source DefensAero)

Une vingtaine d’appareils remplacera les Mirage 2000B/C de l’EC 2/5 Île de France. Tels étaient les plans annoncés par le général Jean Rondel, le commandant des Forces aériennes, en septembre 2018.

L’Escadron évolue sur Mirage 2000 depuis 1989 et assure la transformation des pilotes sur Mirage 2000.

Mirage 2000B de l’Escadron Ile de France © Joris Roulph / Association Photographes Aéronautiques
Au roulage, un Mirage 2000C de l’EC 2/5 © Joris Roulph / Association Photographes Aéronautiques

2030 / 2032 : BA 116 Luxeuil – « RAF7 »

Annonce de la Ministre des Armées, Florence Parly, le 24 juin 2019.

En 1984, l’EC 1/2 Cigognes passe sur Mirage 2000C, puis les appareils évoluent au standard Mirage 2000-5F.

Le vendredi , l’escadron déménage vers la base aérienne 116 « Lieutenant-colonel Papin » de Luxeuil-Saint-Sauveur. Ceci met fin à 62 ans de présence des Cigognes sur la base aérienne 102 Dijon-Longvic.

Mirage 2000-5F à Mont de Marsan en 2015 © Philippe AMIEL
Mirage 2000C à Beauvechain en 1986 © Serge D’hollander

Egypte, Qatar, Inde : les escadrons étrangers

   

Depuis 2018 : 34th Squadron « Wild Wolves » – 203rd Tactical Fighter Wing « Storm » – Gebel el Basur AFB (Egypt)
Sq 34 Wild Wolves
203 TFW Storm

Journée historique pour l’industrie de l’armement française, le président égyptien Al-Sissi et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense français officialisent lundi 16 février 2015 au Caire, la signature du premier contrat du Rafale à l’exportation. Dassault Aviation livre les appareils à l’Egypte entre 2017 et 2019. 

Courant 2019, le pays alignerait environ 168 F-16A/C, 50 F-16B/D, 15 Mirage 2000, 75 Mirage V, 40 Alphajet, 15 Mig-29 et 7 E-2 Hawkeye. S’ajoutent à cela 21 C-130 Hercules, 23 Casa C-295, 49 L-39, 120 Hongdu JL-8 (K8) et 54 Embraer 312.

Créé en 1932, la force aérienne égyptienne devient une force aérienne indépendante en 1937. Il y a peu d’implication durant la Seconde Guerre mondiale.

De 1948 à 1973, elle prend part avec des résultats généralement médiocres, dans quatre guerres séparées avec Israël. Elle soutient l’armée égyptienne pendant la guerre civile du Yémen du Nord et la guerre égypto-libyenne de 1977. De 1977 à 2011, elle ne voit pratiquement aucun combat, mais elle participe à de nombreux exercices, y compris l’opération Bright Star. A partir de 1992, l’Armée de l’Air égyptienne fournit également un appui aérien à la police et d’autres organismes de sécurité nationale engagés dans la guerre contre le terrorisme. Au cours des dernières années, la force aérienne a agi dans l’insurrection du Sinaï, la deuxième guerre civile libyenne et l’opération Tempête décisive.

L’armée égyptienne implique 5 escadrons dans la guerre civile du Yémen du Nord entre 1962 et 1967 du côté des républicains.

Presque entièrement détruite au cours de la guerre des Six Jours, son rapprochement avec les États-Unis permet sa reconstruction et modernisation. Elle dispose aujourd’hui de 220 chasseurs F-16 d’origine américaine. (Source)

Mirage 2000BM © ?
Les 26 et 27 mai 2017, les Rafale égyptiens interviennent en Lybie – © ? source
Rafale DM au dessus des pyramides proches du Caire – © ?
Rafale DM stationnés sur la base de Gebel El Basur en Egypte – © ? source

Depuis 2019 : Qatar Rafale Squadron – Dukhan AB (Qatar)

Les premiers convoyages vers le Qatar débutent en juin 2019. Les appareils stationnent sur la base de Dukhan.

L’histoire de la force aérienne du Qatar débute en 1967 lors du retrait des armées britanniques du golfe Persique. Trois Hawker Hunter entrent en service en 1971 et voleront jusqu’en 1981.

En 1979, elle commande 6 AlphaJet, puis 14 Mirage F1 en 1980. Suite à la guerre du golfe au début des années 90, elle concrétise l’acquisition de 12 Mirage 2000-5 en 1994.

Poursuivant sa volonté de modernisation, la Qatar Emiri Air Force passe commande de 24 Typhoon en 2017, ainsi que de 36 F-15QA. Le F-15QA sera la version la plus évoluée de l’Eagle entré en service en 1976 dans l’US Air Force, capable d’emporter jusqu’à 16 missiles air-air AIM-120C7 AMRAAM.

Mirage 2000-5EDA à Konya en 2014 © Bulent Kavakkoru – SpotTR

A partir de mai 2020 : 17th Squadron « Golden Arrows » – Ambala AFB (India)

L’Inde réceptionne ses premiers Rafale en 2019, et le 10 septembre, la Force Aérienne indienne officialise la réactivation du Squadron 17 sur la base d’Ambala (Source DefensAero).

Depuis 1947, guerres, confrontations et conflits opposent l’Inde et le Pakistan. A l’époque, une cinquantaine d’avions de type Hawker Tempest et Spitfire composaient la force aérienne.

En 1966, l’Inde entre dans l’ère du « jet » et commande des Mig-21 à l’URSS durant les guerres sino-indiennes. Elle en fabriquera pas moins de 650 exemplaires.

Le conflit de Kargil en 1999 oppose l’Inde et le Pakistan, l’occasion pour les Mirage 2000 acquis à la France de se distinguer lors de bombardements sur les positions pakistanaises.

Fondée en 1932, la force aérienne indienne se compose de 170000 hommes et femmes. Elle dispose d’environ 1300 aéronefs, dont 600 avions de combat. A ce titre, on y trouve une cinquantaine de Mirage 2000 modernisés, près de 270 Soukhoï-30 et 10 C-17 Globmaster II. A terme, les Rafale doivent remplacés les Mig-21 et Mig-27 encore en service.

Un autre escadron de Rafale devrait suivre à Hashimara (Bengal), situé au nord est du pays.

Mirage 2000TH à Gwalior – Maharajpur en 2012 © Angad Singh
Mirage 2000TI équipé d’un missile Mica IR à Bangarmau en 2017 © Angad Singh

 

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