Rafale ASMPA
Pod de désignation et reconnaissance THALES “DAMOCLES”
  • Longueur : 250 cm
  • Diamètre : 37 cm
  • Masse : 265 kg
  • Spectre : 3-5 µm
  • Champ de vision : de 4° x 3° à 1° x 0,75°
  • Laser de télémétrie : 1,5 µm
  • Grossissement électronique x2
  • Laser de désignation : 1,06 µm
Rafale de Saint-Dizier lors d’une campagne de tir en Corse, équipé d’un pod Damocles – RAFALE : Emports spécifiques

 Fiche technique DAMOCLES – © Photo Thales

Fonctions Air-Sol de désignation laser :

  • Compatible avec des armes guidées laser, INS et GPS.
  • Attaques en mode autonome ou en coopération.
  • Haute résolution d’imagerie 320 x 240.
  • Capacité d’évaluation des dommages à longue portée.
  • Capacité de reconnaissance de la cible.
  • Localisation 3D.
  • Navigation intégré FLIR.

Capteur de reconnaissance jour / nuit :

  • Moyenne portée sur de petites cibles Air-Air.
  • Identification visuelle cible aérienne (dont approche sur ravitailleurs).

Les forces françaises disposent de 21 exemplaires du pod Damocles (Source).

2017 : innovation développée par le personnel de l’ARAA 623, le prototype d’un système autonome manuel et polyvalent de mise à poste des nacelles de désignation Damoclès et TALIOS pour le Rafale (Source).

Pod de désignation et reconnaissance THALES “TALIOS”

TArgeting Long-range Identification Optronic System. (Fiche talios)

Rafale C équipé d’un pod de désignation et reconnaissance TALIOS – RAFALE : Emports spécifiques © Dassault Aviation

Capacités Air-Sol :

  • Compatible avec les armements guidés laser, GPS et imagerie.
  • Permet les attaques en mode autonome ou coopératif, à l’aide d’un laser tracker intégré et d’un marqueur laser.
  • Conçu pour l’évaluation des dommages à longue distance.
  • Identification en environnement complexe.
  • Localisation 3D.
  • FLIR de navigation intégré.
  • Transmission bidirectionnelle temps réel par liaison de données.

Fonction reconnaissance :

  • Identification moyenne distance jour / nuit des objectifs.
  • Reconnaissance de cibles.

Recherche Air-Air en complément du RBE2 ou de l’OSF :

  • Recherche et identification jour / nuit des cibles.
  • Capteur MWIR (Middle Wave Infra Red) capable de visualiser des propulseurs à près de 200 km.
  • Mode SWIR (Short Wave Infra Red) permettant d’imager et caractériser les objectifs, même furtifs.
Campagne d’essais temps chaud “Talios” 2019
Opérationnel sur Rafale F3-R fin 2020

L’avion banc d’essai Mirage 2000 effectue le premier vol du TALIOS en avril 2016. En juillet, la nacelle effectue sont premier vol sous Rafale F3-R. Cet essai permet de recueillir des images réalisées par la voie “jour” et de tester les performances de pointage et de télémétrie. Les essais de mise au point et de mesure de performances se poursuivent tout au long de l’année 2017. Ils conduisent à la qualification du matériel sur Rafale F3-R en novembre 2018.

Au 01/03/2023, 67 nacelles sont en commande. Les livraisons sont au nombre de 37. Le coût unitaire est d’environ 5 millions d’euros.

Le pod TALIOS permet l’exploitation d’une fonction “vision permanente”. Celle-ci ajoute la capacité de superposer sur un écran du cockpit l’image du capteur à une carte 3D. Une carte qui peut être annotée avant le vol avec des éléments nécessaires à la mission.

Les travaux d’intégration au Mirage 2000D “RMV” (Rénovation Mi Vie) débutent en 2022. TALIOS remplacera alors les nacelles ATLIS et PDLCTS.

Fin 2022, de nouvelles capacités enrichissent le pod TALIOS :

  • Une haute définition qui fournit à l’équipage une image proche infrarouge avec un capteur grand champ visible couleur. Cette fonctionnalité sera mise en œuvre sur les Rafale F4.2.
  • Une liaison de données intégrée qui permet d’émettre vers les troupes au sol.
  • Capacité multi-cibles (air-air et air-sol).
Des performances proches du pod Reco-NG

Dès la première passe au dessus de l’objectif, Talios permet de réaliser un panoramique (stitching) en superposant ses voies visibles en couleur et infrarouge haute définition. Il est également capable de géolocaliser les cibles au sol grâce à son propre calculateur et IA embarquée. Le pilote peut alors effectuer une seconde passe sans attendre pour neutraliser les objectifs.

La nacelle TALIOS en évaluation par le CEAM en octobre 2020
Rafale équipé d’un pod de désignation et reconnaissance TALIOS – © Dassault Aviation
Image Talios © Thales
Gros plan sur les optiques du pod TALIOS


Missile anti-navire MBDA AM-39 “EXOCET”
  • Moteur : propulseur solide
  • Masse au lancement : 870 à 670 kg
  • Le missile mesure 4.70 m de long.
  • Son diamètre est de 0.35 m
  • L’envergure est de 1.10 m
  • Sa vitesse maximum est de  315 m/s (Mach 0.9)
  • Sa portée s’étend jusqu’à 180 km
  • Son altitude de croisière est de 2 m
  • Guidage inertiel

A ce jour, seul le point central sous fuselage peut accueillir le missile. En effet, l’emport de missiles aux points 2 de voilure, créerait une configuration asymétrique au moment de l’appontage en cas de tir d’un unique missile.

En version “analogique” sur le Super Etendard, le Rafale est porteur d’une version “numérique” permettant les échanges avec l’appareil porteur. Septembre 2012 marque la validation opérationnelle de l’Exocet sur Rafale.

Rafale Exocet
Le Rafale M27 lors d’un tir missile EXOCET en 2012 – RAFALE : Emports spécifiques
AM-39 Exocet sous le Rafale M14 à Landivisiau en 2013 © Sylvain Gourheu
Le Rafale M1 emportant un missile anti-navire EXOCET lors d’une campagne d’essaie – © MBDA
Montage d’un missile EXOCET sur le Rafale M27 en 2012.


Missile stratégique MBDA “ASMP-A” (Air-Sol Moyenne Portée Amélioré)
  • Moteur : accélérateur à poudre + statoréacteur
  • Masse au lancement : 840 kg
  • Sa longueur est de 5.40 m
  • Le diamètre est de 0.35 m
  • Son envergure est de 0.96 m
  • La vitesse de croisière est de + Mach 3.0 (en fonction du profil de vol)
  • Sa portée est de + 500 km en haute altitude, 80 km en TBA (?)
  • Charge militaire : TNA (Tête Nucléaire Aéroportée) en remplacement de la TN-81 (dernières têtes livrées en 2011)
  • Guidage inertiel sur programmation

L’ASMP a été adapté en premier sur Mirage IVP (1986) et Mirage 2000N (1988). A ce jour, le 2/4 La Fayette à Istres et le 1/91 Gascogne à Saint Dizier sont de “permanence nucléaire”, de même que la flottille 12F.

Le Rafale M1 à l’appontage avec un missile ASMP-A – RAFALE : Emports spécifiques

Le programme ASMP-A est lancé en 1997 pour remplacer l’ASMP. Pour d’évidentes raisons d’autonomie, l’emport de l’ASMP-A est couplé à 2 réservoirs de 2000 litres, ainsi que 6 missiles MICA assurant l’autoprotection.

Le dernier tir de qualification ASMPA s’est déroulé le 12 décembre 2007 sur un Mirage 2000 Nk3 (9 tirs réalisés).

Ponctuant le programme de rénovation des missiles ASMP, un Rafale effectue un premier tir le 9 décembre 2020. En 2023, il bénéficiera d’une rénovation à mi-vie afin d’améliorer sa capacité de pénétration des défenses anti-missiles adverses. Un Rafale effectue un nouveau tir de qualification le 23 mars 2022.

Vue d’artiste d’un tir ASMP à partir d’un Rafale © ?
Le Rafale B01 portant une maquette de missile ASMP dans les années 90. © Dassault.
Une arme préstratégique ou d’ultime avertissement

Une mission des Forces Aériennes Stratégiques peut se résumer ainsi : jusqu’à 11h50 de vol (Rafale / ASMP-A), 6 ravitaillements en vol (A-330 MRTT) et un cadre tactique complexe avec menace Air/Air et Sol/Air.

Dans une conférence de presse datant de 2015, le Président Hollande indiquait que la France disposait de 54 missiles ASMP-A.

Séquences de fonctionnement :

  • Ejection du missile à 5 m/s pour le mettre à distance de sécurité
  • Mise à feu du propulseur à poudre et accélération à Mach 2
  • Largage de l’accélérateur à poudre, ouverture des entrées d’air et allumage du statoréacteur
  • Vol de croisière selon plusieurs types de trajectoires : très basse altitude en suivant le relief, haute altitude puis forte pente vers l’objectif, vol au dessus de la mer.

Rafale ASMP-A

Rafale ASMP-A

Rafale ASMP-A

Ci-dessous, photos © Kevin Moroy.

Rafale M avec ASMPA © Sébastien Chenal – Marine Nationale
Le Rafale M1 (essais en vol) emportant un ASMPA en juin 2020 à Istres © Hervé Dermoune
Le 9 décembre 2020, la DGA supervise le 1er tir de développement du missile ASMP-A rénové © DGA

Pod de reconnaissance Thales “AREOS” (Reco NG)

Le Pod Reco-NG peut prendre des photos en très basse comme en haute altitude, à courte comme à grande distance, à grande comme à très grande vitesse. Il permet une reconnaissance photographique aérienne inédite pour l’armée française.

Les capteurs optiques, placés dans une nacelle intégrée sous un Rafale, tournent à 180 degrés. Ils peuvent viser une zone, pointer un objectif sous différents angles ou pointer différents objectifs lors d’un seul passage. Le LOROP (Long Range Oblique Photography) est situé à l’avant du pod, doté de 2 focales, il est destiné aux prises de vues à moyenne et haute altitude.

Rafale C au roulage pendant le meeting de Mont de Marsan en 2012. Le pod RECO-NG est au point central – RAFALE : Emports spécifiques © Philippe AMIEL

Le Pod Reco-NG opère sur deux bandes spectrales (visible et infrarouge) afin de réaliser des prises de vue diurnes et nocturnes. Le capteur infrarouge est aussi utilisé en plein jour. L’IRLS (Infrared Line Scanner) est situé à l’arrière, optimisé pour les prises de vues panoramiques en TTBA (Très Très Basse Altitude) et couvre 180° (d’horizon à horizon). « On fait du bispectral systématiquement pour être sûr de ne rien raterEn superposant, pour un même site, une image en vision diurne et une autre prise en infrarouge, des éléments peuvent être découverts, comme la trace thermique d’un avion qui vient de décoller ou la présence d’hélicoptères dans des hangars. »

L’ère du numérique.

Pour la première fois, le « tout numérique » est utilisé dans un système de reconnaissance. Cela permet de stocker une grande quantité d’images, géoréférencées directement dans la nacelle. « Fini la pellicule : le stockage de l’information ne sera pas une limite », assure le commandant de l’escadron.

Thales a également mis au point un système d’aide à l’interprétation multicapteur (SAIM). En Opex, les officiers de renseignement travaillent dans des SRD (Station de Réception de Données). Ils reçoivent les images avant même le retour des avions par liaison radio (bande KU).

Source

  • Longueur : 4.6m
  • Masse : 1100kg
  • Portée en haute altitude : estimée à +100km
  • Vitesse d’emport maxi : non supersonique
  • Superficie couverte en 1 heure : environ 12000 km²

Avec le standard F3R, la visualisation des images enregistrées sera possible, même quand les capteurs continueront à filmer.

Photo prise par le pod RECO-NG

20 pods de reconnaissance sont opérationnels au sein des forces aériennes françaises (2019). 8 sont attribués à la Marine, 3 à Mont de Marsan, 3 à Saint Dizier, 2 à Al Dhafra et 4 en réserve ou maintenance.

Opération United Protector, passage au dessus de l’île de Malte en juin 2011 – © Alan Cordina

Rafale en Jordanie (décembre 2018) – © Ministère des Armées.

Pod ACMI – SEMAC

SEMAC : Système d’Entraînement aux Missions Aériennes Complexes

ACMI : Air Combat Maneuvering Instrumentation

Système visant à l’enregistrement et la restitution des manoeuvres exécutées par l’appareil porteur. On peut y trouver :

  • Control and Computation Subsystem (CCS)
  • Transmission Instrumentation Subsystem (TIS)
  • Airborne Instrumentation Subsystem (AIS)
  • Individual Combat Aircrew Display Systems (ICADS) (three-dimensional interface)
Rafale B du 1/7 Provence durant l’exercice Red Flag 2008 – © Armée de l’Air

Ce système, composé d’un rail-support, de racks électroniques et d’une antenne émettrice/réceptrice, est capable de restituer les paramètres de vol, mais aussi de simuler le tir de missile air-air, de calculer une probabilité d’impact et de transmettre instantanément le résultat du tir aux pilotes concernés ainsi qu’au contrôle au sol. La centralisation des informations émises par les systèmes des différents avions participant à l’exercice permet de suivre, en temps réel, la situation tactique et d’en assurer le contrôle avec une station-sol. Par ailleurs, le compte-rendu de l’exercice est facilité, avec l’aide des visualisations 3D lors de la restitution des missions.

Cette nacelle, dont la version française fabriquée par MBDA est désignée par l’acronyme SEMAC (Système d’entraînement aux missions aériennes complexes), doit être installée en extrémité de voilure à la place d’un des deux missiles MICA. Or, ainsi placés, les emports ont une influence déterminante sur le domaine de vol du Rafale. Source


Bombes d’entrainement “LGTR” (Laser Guided Training Round)

Le LGTR fournit un dispositif d’entraînement à faible coût permettant aux équipages de pratiquer de façon réaliste l’emploi des unités de bombe guidée Paveway II. Il duplique l’enveloppe de déclenchement, le guidage terminal, et correspond étroitement aux caractéristiques de temps de vol des GBU-16.

Ce Rafale C du Normandie Niemen en campagne de tir à Cazaux, emporte une LGTR, ainsi qu’un pod de désignation laser Damocles.

Deux sections le composent : 

  • D’abord, le contrôle de guidage équipé du capteur laser, du processeur de signal puis du système de contrôle et de l’alimentation électrique.
  • Ensuite, la charge utile avec ses ailes, son profilé qui abrite également les cartouches de signal (MK 4 Mods ou CXU-3A / B2) et enfin l’ensemble éjecteur.

Quant au LGTR II est identique au LGTR, sauf qu’il duplique l’enveloppe de libération, le guidage terminal et correspond étroitement aux caractéristiques de temps de vol des GBU-24.

Rafale C basé à Mont de Marsan et équipé de LGTR © Didier Durieux / Bordeaux Mérignac Spotters (02-2019)

Réservoirs Pendulaires Largables de 2000 litres (RPL-741) et 1250 litres (RPL-701)

La structure des réservoirs est en aluminium étanche entièrement soudée, intégrant les circuits électriques, air et carburant. Les RPL-701 peuvent évoluer à des vitesses supersoniques.

Le schéma ci-dessous décrit la dynamique d’éjection et séparation d’un RPL-701 : 

  • 1ère phase : Le pylône d’emport (PU708) intègre un éjecteur de charges doté de 2 pistons qui libèrent la pression nécessaire à séparer le bidon de l’avion,
  • 2nd phase : A son extrémité, un élément de liaison retient le bidon jusqu’à un certain angle d’inclinaison,
  • 3ème phase : En dernier lieu, la liaison libère alors le bidon en situation de s’éloigner de l’appareil sous l’effet de la pression du vent.

Le pylône PU708 est un pylône universel capable de transporter des armements tels que le missile de croisière SCALP, les bombes GBU-24/16, le rayonnage triple RAFAUT AT-730 et des réservoirs de carburant supplémentaires.

Éjecteur d’un RPL 741 © Philippe AMIEL
Séquence de séparation d’un RPL-701 de son pylône d’emport PU708
La fixation permettant la séparation lors du largage d’un RPL de 2000 litres © Philippe AMIEL

Nacelle de ravitaillement en vol “Buddy-Buddy”

Cette nacelle offre la capacité de ravitaillement en vol entre avions de combat. Ce sont principalement les Super Etendard qui utilisèrent cette possibilité, mais également en de rares occasions, des Mirage 2000 de l’Armée de l’Air.

Constructeur : Douglas et Intertechnique (Zodiac)

Débit possible : 530 litres minutes (contre 375 pour le Super Etendard)

Vitesse maximum : Mach 0,9

Super Nounou
Configuration dite “Super Nounou” : 2 réservoirs de 2000 litres, et 2 réservoirs de 1250 litres. RAFALE : Emports spécifiques.

La Marine nationale exploitent cette capacité avec une vingtaine d’exemplaires. Emportée dans le cadre des missions “nounou” de ravitaillement en vol au départ du porte-avions Charles de Gaulle, la nacelle de ravitaillement permet d’étendre le rayon d’action des appareils lors de missions longue distance.

D’autre part, la “nounou” est souvent chargée  d’orbiter autour du porte avions afin de permettre à d’autres appareils de ravitailler lors du retour à bord (lire “La pointe du diamant“). Elle est notamment capable de ravitailler moteur tournant sur le pont d’envol afin de pouvoir être rapidement à nouveau catapultée et aller au devant d’appareils “short pétrole”. 

Ainsi équipé, un Rafale Marine en configuration « nounou » peut délivrer près de 2 tonnes de carburant à 400 nautiques (740 km) du porte-avions.

La force aérienne égyptienne utilise également la nacelle de ravitaillement (extrait d’une vidéo Egyptian Air Force)
Rafale M24 en configuration “super nounou” à bord du porte avions Charles de Gaule – © Marine Nationale
Rafale M33 en configuration “nounou” lors d’un passage à la Ferté Alais – RAFALE : Emports spécifiques © Philippe SIMON
Nacelle de ravitaillement en vol nouvelle génération (NaRaNG)

Avec l’arrivée du Standard F3-R, cette nacelle sera modernisée par Zodiac Aerotechnics pour donner naissance à “Narang” (NAcelle de RAvitaillement Nouvelle Génération). Amélioration de la fiabilité (maintenance intégrée, aide à la localisation de la panne) et du débit kérosène permettront au Rafale de gagner en autonomie à longue distance du porte-avions. La livraison des 16 nacelles s’effectue entre 2019 et 2022.

Le pod IN234000 affiche désormais un débit entre 750 et 1 000 litres de carburant par minute.

  • Longueur : 2,8 m
  • Largeur : 0,66 m
  • Hauteur : 0,73 m
  • Masse en phase de ravitaillement : 410 kg
  • Vitesse maximum : 600 kts ou Mach 0,95
Configuration “Super Nounou” avec NARANG
La nacelle NARANG sur un Rafale M en janvier 2021 © Nicolas Rey – RAFALE : Emports spécifiques

Nacelle Sniper / Pantera (Lockheed-Martin)

Il s’agit d’un module de ciblage choisi par plus de 20 pays pour ses performances air-sol et air-air. Équipant la Force aérienne des États-Unis et ses alliés internationaux, le Sniper ATP (Advanced Targeting Pod) accomplit les missions de ciblage de précision et de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (NTISR). Il est interopérable sur une large variété d’avions de combat et de bombardiers (F-15, F-16, F-18, B-1, B-52, A-10 et F-2). Plus de 1000 exemplaires sont en service depuis 2001.

A ce jour, le Qatar et l’Inde sont porteurs de pods SNIPER sur leurs Rafale. A noter que la dénomination export du SNIPER est PANTERA.

Rafale DQ avec nacelle SNIPER © Royal Air Force (2022)
Pod Sniper – © Lockheed Martin
En juin 2018, Lockheed Martin annonce que le pod Sniper équipera les Rafale EQ/DQ (Qatar). (Source Defens’Aero)
Rafale B destiné aux évaluations suisses en 2019, équipé du pod SNIPER – RAFALE : Emports spécifiques – Source

MBDA ASN4G (Air-Sol Nucléaire de 4e Génération)

Futur remplaçant du missile de croisière ASMPA, l’ASN4G devrait entrer en service en 2035. Il sera compatible avec le Rafale au standard F5, puis le NGF vers 2045.

Les performances du missiles devraient le conduire à atteindre des vitesses de l’ordre de Mach 6. Le missile aura la capacité de pouvoir suivre plusieurs trajectoires à des altitudes différentes.

Vue d’artiste de ce que pourrait être l’ASN4G © Akela Freedom

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