TEI 2015 1

L’ édition 2015 du TEI.


Du 2 au 18 décembre 2015 se tient sur la base aérienne de Langley, en Virginie (États-Unis) un exercice trilatéral de défense aérienne (anti-access/area denial) qui implique des forces aériennes américaines, britanniques et françaises.

Trilateral Exercise voit, pour la première fois, opérer conjointement F-22, Typhoon et Rafale. Face à eux, l’opposition sera constituée de F-15E Eagle et T-38 Talon. De plus, des avions radar américains ainsi que des ravitailleurs britanniques et français fourniront le support aérien.

Cet entraînement de très haut niveau mobilise les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui y engagent certains de leurs appareils les plus performants. Pour l’occasion, près de 500 aviateurs des trois nations sont déployés.

La première journée était consacrée aux vols de familiarisation, permettant aux pilotes de reconnaître les procédures et les spécificités du terrain. Jusqu’au mardi 8 décembre, des missions simples, dites de type BFM (Basic Fighter Maneuvers), sont au programme. Lors de celles-ci, les pilotes s’affrontent en duel, ou par patrouilles (deux contre deux), dans des combats rapprochés surnommés « Dogfights ». « Pour ce premier vol, mon équipier et moi, nous nous sommes entraînés contre deux Typhoon britanniques, explique le capitaine C. Notre playtime (autonomie d’action) nous a permis d’effectuer deux présentations. »

Cinq Rafale ont décollé en trois vagues successives pour rallier des F22 Raptor ou des Eurofighter Typhoon. Après la mission, les pilotes français étaient pleinement satisfaits de leur première expérience dans l’espace aérien américain. « C’est un bonheur de s’entraîner avec des pilotes d’un tel niveau et équipés, de surcroît, d’avions de chasse de dernière génération, ajoute le pilote de Rafale. Nous avons hâte que le niveau de difficulté monte d’un cran pour travailler à l’amélioration de l’interopérabilité entre nos trois nations et apprendre les uns des autres. »

L’objectif de TEI est, en effet, de maintenir et d’améliorer l’interopérabilité et la connaissance mutuelle entre trois armées de l’air qui partagent une longue histoire commune. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont également en commun un haut niveau de préparation opérationnelle sur un spectre très large de missions aériennes.

© Armée de l’Air & © Todd MILLER – Source

L’édition 2017.

Du 12 au 28 avril 2017, les pilotes de chasse américains, britanniques et français s’entraînent ensemble sur la base aérienne de Langley (État de Virginie). Après une phase initiale rythmée par des oppositions en combat à vue, appelées Basic Fighting Manoeuvers (BFM), l’exercice trilatéral baptisé «Atlantic Trident» 2017 est passé à la vitesse supérieure. Explications.

Faisant suite à un premier exercice trilatéral organisé en décembre 2015, «Atlantic Trident» 2017 est la traduction concrète d’un partenariat stratégique entre les armées de l’air américaine, britannique et française. «Nous comptons parmi les forces aériennes majeures dans le monde, capables d’opérer sur l’ensemble du spectre des missions aériennes, détaille le général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse et directeur français de l’exercice (Direx). Nous appartenons à un club très fermé de nations disposant d’avions de chasse figurant parmi les plus performants au monde. Grâce à leur préparation et à leur expérience opérationnelles, nos aviateurs tiennent leur rang. Aujourd’hui, nous sommes ici totalement à notre place et c’est un réel motif de fierté

De jour en jour, la difficulté progresse, l’environnement tactique se complexifie, l’opposition se densifie. Durant l’exercice, les pilotes de F22 et de F35 américains, de Typhoon britanniques et de Rafale français œuvrent au sein d’une coalition amie appelée Blue Force.

Ensemble, ils doivent élaborer et mener des raids combinés, en opposition à une force ennemie (Red Force) composée de F15 et de T38 américains, le tout étant contrôlé en vol par un avion radar Awacs. «Pour pouvoir faire face aux menaces de demain, nous nous préparons à mener ensemble des combats de haute intensité, explique le général Charpentier. Pour cela, nous devons parvenir à une intégration maximale entre avions de 4eet de 5e génération. Nous cherchons à fédérer les forces de chaque appareil et à tirer le meilleur parti de ses capacités

Pour les besoins de l’exercice, un scénario fictif a été établi. La Blue Force doit ainsi répondre aux agressions répétées de la Red Force par des missions de défense aérienne, appelées Defensive Counter Air (DCA). L’objectif final étant d’obtenir la suprématie aérienne, afin de pouvoir ensuite annihiler la menace ennemie par des raids aériens offensifs en profondeur derrière les lignes de combat. «Cet exercice permet de développer notre connaissance mutuelle, affirme le général Charpentier. Cela représente également l’occasion de développer de nouvelles tactiques

Cette année, l’exercice se caractérise notamment par la participation de F35-A installés en temps normal sur la base aérienne d’Eglin, en Floride. Cet appareil poursuit sa montée en puissance, après que sa capacité opérationnelle initiale eut été prononcée quelques mois plus tôt. «Atlantic Trident» est également ponctué par la célébration du centenaire de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Vendredi 21 avril, la Patrouille de France a effectué à cette occasion une démonstration aérienne, en compagnie des présentateurs en vol du F22 américain et du Rafale français. Les chefs d’états-majors des trois armées de l’air étaient réunis afin d’évoquer le futur de leur partenariat stratégique.

© Armée de l’Air – Source

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