Vous êtes ici : Accueil / Actualités (Menu) / L’actu à la une …
Vous êtes ici : Accueil / Actualités (Menu) / L’actu à la une …
L’exercice Garuda 2025 se déroule cette année sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, réunissant Rafale français et Su-30MKI indiens dans des manœuvres aériennes de haute intensité. Cet événement marque la huitième édition de cette coopération stratégique entre Paris et New Delhi.

Du 16 au 27 novembre 2025, la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan accueille l’édition annuelle de l’exercice Garuda. Les équipages français et indiens s’entraînent dans un environnement de combat simulé. Les Rafale de l’Armée de l’Air et de l’Espace affrontent et coopèrent avec les Su-30MKI Flanker de l’Indian Air Force, soutenus par des avions ravitailleurs Il-78 Midas et des C-17 Globemaster III pour la logistique. Les missions incluent des combats air-air, des frappes air-sol, du ravitaillement en vol et des opérations de close air support. L’objectif consiste à renforcer l’interopérabilité et à perfectionner les tactiques de défense aérienne dans un contexte réaliste. Garuda 2025 illustre la profondeur du partenariat stratégique franco-indien, qui couvre la défense, la technologie et la sécurité.

L’exercice Garuda a vu le jour en 2003 à la base aérienne de Gwalior en Inde. Depuis, il alterne entre les deux pays et s’impose comme un pilier de la coopération militaire bilatérale.


Depuis plus de vingt ans, Garuda illustre la volonté des deux nations de bâtir une relation militaire durable. Chaque édition permet d’échanger des savoir-faire, de tester des doctrines et de renforcer la confiance mutuelle. En 2025, l’exercice confirme l’importance de la dimension aérienne dans la coopération stratégique franco-indienne. Les pilotes français et indiens ne se contentent pas de s’affronter : ils apprennent à agir ensemble face aux menaces modernes.
Chasseur multirôle, il est l’épine dorsale de l’Indian Air Force depuis son entrée en service en 2002. Conçu par Sukhoï en coopération avec HAL, il combine une grande maniabilité grâce à la poussée vectorielle, une autonomie de plus de 4 500 km et une capacité d’emport d’armements variés, allant des missiles air-air R-77 et Astra aux missiles de croisière BrahMos.
Doté de deux réacteurs Saturn AL-31FP, il atteint Mach 2 et peut opérer aussi bien en supériorité aérienne qu’en frappe au sol ou en mission anti-navires.
Son avionique se compose d’un radar d’origine russe N0111M Bars-M de 140 à 150 km de portée et d’un système optronique OLS-30 à capacité infrarouge et télémétrie laser. La France et Israël participent également à travers les affichages multifonctions en cabines, la navigation, les contre-mesures électroniques, les nacelles de reconnaissance et de visée.
NDLR : la rédaction remercie la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan pour son accueil le 21 novembre 2025.

La signature d’une lettre d’intention pour la fourniture de Rafale à l’Ukraine est une étape majeur dans le soutien militaire apporté à Kiev. Après le transfert des F-16 et le don des Mirage 2000-5 français, le Rafale est une avancée stratégique et symbolique, confirmant l’engagement de la France et de ses partenaires européens.
Photo de couverture : Rafale F4 © Dassault Aviation.
En provenance des Pays-Bas et du Danemark, les F-16 renforcent la défense aérienne ukrainienne face à la menace russe. La formation des pilotes ukrainiens s’effectue en Europe et aux États-Unis. Elle permet une mise en service progressive des appareils. L’arrivée des F-16 est un tournant stratégique, offrant à l’Ukraine une capacité aérienne plus moderne et polyvalente.
Les Pays-Bas et Danemark officialisent le transfert à l’Ukraine de F-16 le 20 août 2023 : 24 pour les Pays-Bas et 19 pour le Danemark. Printemps 2024, la Norvège confirme l’envoi de 12 F-16 à l’Ukraine, ainsi qu’une dizaine d’autres pour pièces détachées. Fin mai, c’est au tour du gouvernement belge de valider le transfert de 30 F-16.
A terme, 85 F-16 devraient donc rejoindre l’Ukraine. Les premières livraisons débutent durant l’été 2023 avec des appareils danois.
Le don de 6 Mirage 2000-5 français se présente comme un geste de solidarité. Ces appareils spécialisés dans la défense aérienne complètent les F-16. De la même manière, ils s’accompagnent d’un programme de formation et de soutien logistique, garantissant une intégration rapide. Ce don, bien que symbolique, s’apparente à une preuve de l’engagement durable de la France dans le soutien militaire à l’Ukraine.
Les Mirage 2000-5 mettent en œuvre des missiles air-air Mica à guidage infrarouge et électromagnétique. Ils disposent également de 2 canons internes de 30 mm. Les Mirage 2000 ukrainiens disposeraient de capacités air-sol lui permettant l’usage de munitions SCALP et probablement AASM. La perche de ravitaillement en vol est absente, l’Ukraine n’utilisant pas cette capacité. Il est également possible que la suite de contre-mesures électronique (ICMS) soit la Mk3 dont disposent certains Mirage 2000 d’exportation.
Le 7 mars 2025, l’armée de l’air ukrainienne annonce le premier engagement au combat d’un Mirage 2000. L’avion intercepte avec succès un missile de croisière russe Kh-101 lors d’une attaque de missiles et de drones à grande échelle.



La perspective d’une lettre d’intention pour la fourniture de Rafale ouvre une nouvelle dimension. Le Rafale, de par sa polyvalence et ses performances, est déjà utilisé par plusieurs forces aériennes dans le monde. Son intégration dans l’armée de l’air ukrainienne renforcerait considérablement la supériorité aérienne et la dissuasion. La signature de cette lettre d’intention serait interprétée comme un signal politique fort, confirmant la volonté de la France de soutenir l’Ukraine dans la durée.
Avec la centaine de Rafale F4 dont la livraison débuterait en 2035, l’acquisition porterait sur 600 munitions AASM.
Avec les F-16, les Mirage 2000-5 et bientôt les Rafale, une véritable modernisation de l’aviation ukrainienne est en cours. La défense aérienne de l’Ukraine se consolide, tandis que sa capacité de frappe augmente.
La signature d’une lettre d’intention pour la fourniture de Rafale à l’Ukraine s’inscrirait ainsi dans une dynamique déjà amorcée. Grâce à ces avions de combat, une nouvelle ère de puissance aérienne serait ouverte pour l’Ukraine, renforçant sa défense et son positionnement stratégique en Europe.


La Belgique défend son choix du F-35 face à la France.
Du 29 septembre au 10 octobre 2025, l’exercice VOLFA 2025 propulse l’Armée de l’Air et de l’Espace au cœur d’un entraînement stratégique sans précédent. Organisé par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), cet exercice mobilise plus de 1000 aviateurs, 50 aéronefs et 12 bases françaises, dont Mont-de-Marsan, Solenzara et Orléans.
Les pilotes affrontent des scénarios réalistes inspirés des menaces contemporaines. Chaque mission se déroule dans un environnement contesté. L’objectif est clair : préparer les forces françaises à opérer dans un contexte de guerre de haute intensité, en vue de leur engagement dans une force de réaction rapide de l’OTAN.
Photo de couverture © Thierry Murcia

Il intègre l’ensemble du spectre opérationnel : transport tactique, ravitaillement en vol, guerre électronique, cyberdéfense, commandos parachutistes et lutte anti-drones. Pour la première fois, les escadrilles territoriales de réserve simulent des essaims de drones. Les pilotes doivent adapter leurs tactiques et privilégier l’usage du canon plutôt que du missile.
L’interopérabilité occupe une place centrale. F-16C/D grecs, Tornado italiens (ECR et IDS), CC-130 canadiens et A400M britanniques rejoignent les Rafale et Mirage français pour des manœuvres conjointes. Cette coopération multinationale renforce la capacité de l’Armée de l’Air et de l’Espace à opérer dans un cadre interarmées et interallié.
Le concept multimilieu-multichamp (M2MC) constitue également une source doctrinale majeure. Inspiré par la transformation des conflits modernes, ce concept pousse l’Armée de l’Air et de l’Espace à intégrer le cyberespace, le spatial, la guerre de l’information et la très haute altitude dans ses entraînements. VOLFA devient ainsi un laboratoire opérationnel pour tester la coordination entre ces milieux et champs d’action.


Il s’appuie notamment de l’actualité en Europe de l’Est et au Moyen-Orient. En cela, il reproduit un environnement de guerre le plus réaliste possible. VOLFA 2025 ne se contente pas de simuler des combats théoriques. Il puise ses scénarios dans les réalités géopolitiques actuelles, en particulier les leçons tirées de la guerre en Ukraine et des opérations menées au Moyen-Orient. Ces conflits révèlent l’importance cruciale de la mobilité, de la résilience face au brouillage électromagnétique, et de la lutte contre les drones, autant de dimensions intégrées dans l’exercice.
L’Armée de l’Air et de l’Espace cherche à anticiper les menaces hybrides et asymétriques. Les pilotes doivent gérer des pertes de GPS, du brouillage électromagnétique, des attaques cyber et des essaims de drones simulés. Ces éléments reflètent les tactiques utilisées dans les zones de combat actuelles, où la supériorité technologique ne garantit plus la sécurité.


NDLR : la rédaction remercie la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan pour son accueil le 07 octobre 2025. Mention spéciale à Thierry pour la manip’ 😉

Vedette du salon du Bourget 2025, Dassault Aviation et ses partenaires exposaient le Rafale, dans ses versions présente et future. L’occasion de présenter le standard F5 Rafale qui arrivera dans les forces à partir de 2030.
Le développement du Rafale F5 s’appuie sur une phase de levée de risque d’un budget de 318 millions d’euros. Cette enveloppe vise à sécuriser les technologies du futur standard avant son lancement industriel. Elle finance les études, les essais en vol ainsi que les démonstrateurs technologiques des composants clés. Cette approche permet de réduire les incertitudes techniques, d’anticiper les défis d’intégration et de garantir la maturité des technologies avant leur industrialisation.
Le standard F5 introduit une capacité de combat collaboratif. L’objectif est de transformer l’avion en un véritable chef d’orchestre numérique, capable de coordonner en temps réel des actions entre plusieurs plateformes : avions, drones, satellites et systèmes terrestres.
Grâce à une connectivité augmentée, le Rafale F5 échange des volumes massifs de données sécurisée, même dans des environnements fortement brouillés. Cette capacité repose sur des liaisons de données avancées, des calculateurs embarqués puissants et une architecture logicielle ouverte, permettant une interopérabilité accrue avec les forces alliées. Le concept de « combat cloud » devient réalité. Chaque Rafale devient un nœud d’un réseau tactique distribué, capable de partager des informations sur les menaces, de désigner des cibles à distance ou de coordonner des frappes avec des drones. Cette approche révolutionne la manière de concevoir les opérations aériennes, en misant sur la supériorité informationnelle plutôt que sur la seule performance individuelle. Le Rafale F5 n’est plus seulement un chasseur, mais un multiplicateur de force au sein d’un système de systèmes.
L’une des avancées les plus spectaculaires du standard F5 est l’intégration d’un drone de combat furtif, piloté directement depuis le Rafale. Ce drone, inspiré du démonstrateur technologique nEUROn, est capable d’opérer en tandem avec l’avion habité, dans une logique dite de « manned-unmanned teaming« . Il peut effectuer des missions de reconnaissance, de brouillage, de désignation de cibles ou même de frappe, tout en restant en retrait.
Cette coopération homme-machine ouvre la voie à des opérations dans des environnements fortement défendus, en réduisant les risques pour les équipages. Le drone peut précéder le Rafale pour cartographier les défenses ennemies, saturer les radars adverses ou neutraliser des cibles prioritaires. Il agit comme un éclaireur, un leurre ou un bras armé, selon les besoins de la mission. Cette capacité à opérer en essaim avec des drones autonomes ou semi-autonomes constitue une rupture stratégique majeure. Elle permet de multiplier les effets sur le champ de bataille tout en limitant l’exposition directe des pilotes. Le Rafale F5 devient ainsi le pivot d’un système de combat aérien distribué, capable de projeter sa puissance de manière plus souple, plus furtive et plus résiliente. Ce concept préfigure également les architectures du futur SCAF, dont le Rafale F5 est le précurseur.
Le 8 octobre 2024, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, confirme le lancement du développement d’un drone de combat qui complétera le Rafale F5 après 2030.


Le missile ASN4G (Air-Sol Nucléaire de 4e Génération) constitue l’un des piliers du standard Rafale F5, en tant que futur vecteur de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française. Développé par MBDA en partenariat avec l’ONERA, ce missile succédera à l’ASMP-A actuellement en service. Sa principale innovation réside dans sa capacité hypersonique : il pourra atteindre des vitesses comprises entre Mach 6 et Mach 8 (soit jusqu’à 8500 km/h), rendant son interception extrêmement difficile. Doté d’un super statoréacteur, l’ASN4G pourra effectuer des manœuvres complexes à très haute vitesse, ce qui lui permettra de pénétrer les défenses anti-aériennes les plus avancées. Sa portée dépassera les 1000 km, doublant celle de son prédécesseur. Il emportera une tête nucléaire TNA de 300 kilotonnes, assurant une puissance de frappe stratégique tout en maintenant la compatibilité avec les plateformes actuelles, notamment le Rafale et les porte-avions français.
L’ASN4G incarne une réponse technologique aux défis posés par les systèmes de déni d’accès (A2/AD) déployés par certaines puissances. Il garantit à la France une capacité de frappe en profondeur, rapide, furtive et décisive, même dans des environnements hautement contestés. Ce missile symbolise également la volonté de Paris de rester à la pointe de la technologie militaire, en affirmant son autonomie stratégique face aux grandes puissances.

Le Rafale F5 franchit un cap décisif en matière de guerre électronique. Son système SPECTRA, sera entièrement repensé. Dans sa version F5, SPECTRA intégrera des capteurs plus sensibles, un traitement du signal dopé à l’intelligence artificielle embarquée, et des capacités de brouillage actif étendues. Il pourra détecter, localiser et neutraliser une large gamme de menaces : radars terrestres, missiles guidés, brouilleurs adverses, etc.
Le Rafale F5 pourra également déployer des leurres électromagnétiques à distance, augmentant ses chances de survie face aux systèmes sol-air les plus avancés. Cette évolution s’inscrit dans une logique de saturation et de coordination : il ne s’agit plus seulement d’échapper à une menace, mais de désorganiser l’ensemble du réseau adverse.
En coopération avec la DGA, Thales développe également une nacelle externe conçue pour brouiller, saturer et désorganiser les systèmes radar et de communication ennemis. De la taille d’un réservoir pendulaire largable, cette imposante nacelle ESJ (Electronic Support Jammer ?) s’apparenterait au système AN/ALQ-249 dont dispose désormais les EA/18G Growler américains.

Le Rafale F5 pourra également participer à des missions SEAD/DEAD (Suppression/Destruction des Défenses Aériennes), en coopération avec des drones ou d’autres avions. Cette capacité à opérer dans un environnement électromagnétique saturé est essentielle face aux doctrines A2/AD (Anti-Access/Area Denial).
Conçu pour neutraliser les radars et systèmes sol-air adverses, le RJ-10 sera capable de voler à des vitesses comprises entre Mach 3 et Mach 5. Il conservera une manœuvrabilité élevée pour déjouer les défenses modernes.

Le Rafale F5 intégrera l’AASM XLR. Il s’agit d’une évolution à très longue portée de la bombe guidée modulaire française. Cette munition permettra d’atteindre des cibles situées à plus de 150 km. L’AASM XLR combine un corps de bombe classique (250 ou 1000 kg) avec un propulseur miniature. Son système de guidage est capable de corriger sa trajectoire en vol. Grâce à cette propulsion additionnelle, elle peut être lancée à distance de sécurité, hors de portée des défenses sol-air adverses. Le Rafale F5, avec sa connectivité renforcée, pourra non seulement emporter plusieurs de ces munitions, mais aussi adapter leur profil de vol en temps réel, en fonction des données reçues du champ de bataille.
Au lieu d’un propulseur à propergol solide dans la partie arrière, les AASM XLR bénéficieront d’un turboréacteur miniature (TJE). Son utilisation permettra de multiplier par deux la portée de la bombe aérienne. La portée, une fois larguées à haute altitude, sera d’au moins 140 km.

Déjà en 2017, MBDA présentait une nouvelle famille de munitions planantes et propulsées. La gamme SmartGlider, à ailes repliables prétendait disposer d’une portée allant jusqu’à 100 km. Bénéficiant d’un système de propulsion, la SmartCruiser affichait 200 km d’autonomie.

Parmi les priorités figurent également le moteur M88 T-REX, développé par Safran. Il offrira une poussée accrue de 20 %. Le M88 T-REX repose sur une architecture modulaire similaire à celle du M88-2, avec 21 modules remplaçables individuellement. Cette conception facilite la maintenance tout en permettant des évolutions ciblées pour augmenter les performances. Pour atteindre une poussée de 9 tonnes avec postcombustion (contre 7,5 tonnes actuellement), plusieurs modules clés seront modifiés :
Le M88 T-REX conservera les mêmes atouts que le M88 actuel en termes de dimensions, de modularité, de consommation et de coût de possession. La maintenabilité sera également facilitée grâce à une compatibilité entre les modules du M88 T-REX et ceux du M88 actuel. Ces évolutions ne modifieront pas les dimensions globales du moteur. Cela permettra de l’intégrer dans les cellules actuelles du Rafale sans refonte majeure. Sa qualification devrait avoir lieu en 2031.

Durant l’été 2023, la DGA annonce le financement d’un programme de modernisation du radar du Rafale. Baptisé RBE2 XG pour Extended Generation, ce radar disposera de nouveaux émetteurs récepteurs en nitrure de gallium (GaN) permettant d’augmenter considérablement ses performances. L’usage de puissances plus importantes doit ainsi permettre d’augmenter la portée de détection de même que la résolution. Tout deux pourraient s’accroitre de 70%. D’ailleurs, à en croire les publications de Northrop Grumman qui assure la fabrication du radar du F-35, l’AN/APG-81, cette nouvelle puissance exploitable lui confère une capacité d’arme à énergie dirigée, en mesure d’endommager les composants des systèmes adverses.
Disposant également d’une bande passante plus large, le radar résistera aussi plus facilement au brouillage adverse par usage de saut de fréquence beaucoup plus rapides. La capacité multifonctions s’en trouverait nettement améliorée, permettant ainsi simultanément :
Cette nouvelle capacité lui permettrait entre autre d’interagir à longue distance sur les radars de désignation, les systèmes IADS (système de défense aérienne intégré), mais également les radars de suivi de terrain des bombardiers stratégiques et les missiles. En conséquence, ce nouveau radar participera à reconstituer les capacités SEAD / DEAD.

Le Rafale pourrait également intégrer des réservoirs conformes de fuselage. Cette capacité, ouverte sur le prototype Rafale B01 au début des années 2000 n’a jamais retenu l’attention de la France.
A en croire la présence au salon du Bourget 2025 d’un Rafale de l’Armée de l’Air équipé de réservoirs conformes, cette configuration pourrait enfin aboutir sur une mise en service. Ces réservoirs prennent place sur le fuselage. Contrairement aux réservoirs pendulaires, ils n’occupent pas de points d’emport sous les ailes, ce qui permet de conserver toute la capacité d’armement de l’avion. Leur forme aérodynamique limite la traînée et n’augmente que très faiblement la signature radar. D’une capacité de 1150 litres chacun, ils permettent d’augmenter significativement l’autonomie du Rafale, réduisant le besoin en ravitaillement en vol.
L’intérêt de ces réservoirs supplémentaires est significatif. Au 4,7 tonnes de carburant interne, les CFT portent cette capacité à 6,5 tonnes sans usage de réservoirs pendulaires. Par ailleurs, cela laisse libre les points d’emports externes pour accueillir de l’armement.


Le Parlement adopte la LPM 2024-2030 le 13 juillet 2023. Le texte prévoit une enveloppe de 413,3 milliards d’euros pour les armées. Parmi les éléments clé de cette LPM, figure le Rafale F5. Ce programme représente une avancée stratégique majeure mais soulève aussi d’importants enjeux budgétaires. Le principal risque concerne la soutenabilité financière du programme dans un contexte de contraintes budgétaires persistantes. Dépenses liées à la dissuasion nucléaire, engagements extérieurs et modernisation d’autres équipements pourraient entraîner des arbitrages défavorables, voire des retards dans sa mise en œuvre. La dépendance aux exportations pour amortir les coûts du développement est aussi un facteur à double tranchant : en cas de recul de la demande internationale, la charge financière pour la France pourrait s’alourdir.
En témoignent les constants reports budgétaires français :
Tout cela contraste avec le potentiel offert par les exportations :


Sur un demi-siècle, le budget de la défense nationale a connu des transformations majeures. Elles reflètent les priorités stratégiques, les contraintes économiques et les bouleversements géopolitiques. Chaque décennie reflète un virage stratégique : passage d’un modèle de masse à une armée professionnelle, puis retour à une logique de réarmement depuis 2015.
Malgré une hausse historique du budget de la défense, plusieurs fragilités persistent : la rigidité de l’architecture budgétaire limite la visibilité à long terme, tandis que la dette publique et l’inflation réduisent les marges de manœuvre. Les prévisions économiques incertaines et les tensions dans la filière industrielle de défense ajoutent aux vulnérabilités. Enfin, la dépendance aux exportations et aux financements européens expose le modèle français à des aléas extérieurs difficiles à anticiper.

La Base Aérienne d’Orange accueille ses premiers Rafale.
Dans un courrier du 14 juin 2024 adressé au sénateur Cédric Perrin, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, confirme l’installation de 2 escadrons de Rafale sur la base aérienne de Luxeuil à partir de 2032.
Projection de puissance de l’Armée de l’Air et de l’Espace du 25 juin au 03 août.
Rencontre avec les escadres de la Base Aérienne 118 Mont de Marsan, sur la Base Aérienne 120 de Cazaux.