L’exercice ORION 2026 s’impose comme l’un des piliers de la préparation opérationnelle française. Conçu par le ministère des Armées pour entraîner les forces à un engagement de haute intensité, il mobilise massivement l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) et ses capacités aériennes les plus avancées, au premier rang desquelles figure le Rafale, véritable fer de lance de la puissance aérienne française.
Le saviez-vous ? Orion signifie Opération de grande envergure pour des armées Résilientes, Interopérables, Orientées vers le combat de haute intensité et Novatrices). Sa première édition remonte à 2023.
Photo de couverture © Thierry Murcia


Un exercice stratégique piloté par le ministère des Armées
ORION 2026 répond à plusieurs objectifs majeurs définis par le ministère des Armées :
- Préparer les forces françaises à un engagement majeur dans un environnement contesté.
- Renforcer la coordination interarmées et interalliée.
- Tester la résilience nationale face à des menaces hybrides, cyber ou informationnelles.
- Simuler un affrontement de haute intensité contre un adversaire étatique doté de capacités avancées.
L’édition 2026 marque une nouvelle montée en puissance, avec des scénarios réalistes et une mobilisation accrue des moyens aériens. Forte de son expérience, l’Armée de l’Air et de l’Espace accentue sa capacité à entrer en premier dans un environnement contesté.
Le rôle central du Rafale dans ORION 2026
L’Armée de l’Air et de l’Espace engage un large spectre de ses capacités, mais le Rafale occupe une place particulièrement stratégique dans l’exercice. L’appareil est sollicité dans l’ensemble des missions clés de la composante aérienne :
- Supériorité aérienne. Le Rafale assure la maîtrise du ciel grâce à ses capacités de combat air-air, essentielles dans un environnement où l’adversaire dispose de moyens avancés.
- Frappe dans la profondeur. L’avion de combat est engagé dans des missions de pénétration et de neutralisation d’objectifs stratégiques, démontrant sa polyvalence et sa capacité à opérer dans un espace aérien contesté.
- Appui aux forces terrestres et navales. Le Rafale intervient en appui des unités au sol et des bâtiments de la Marine nationale, illustrant la dimension pleinement interarmées d’ORION 2026.
- Opérations multi-domaines. L’appareil s’intègre dans une architecture combinant moyens aériens, spatiaux, cyber et terrestres, conformément à la vision du ministère des Armées.

Une mobilisation aérienne d’ampleur inédite
ORION 2026 rassemble un volume exceptionnel de moyens :
- Plus de 140 aéronefs, dont un nombre significatif de Rafale.
- Des drones ISR et des moyens de commandement aérien avancés.
- Des partenaires européens et OTAN engagés dans des opérations aériennes combinées. Tornado allemands, Mirage 2000 grecs et Rafale du Qatar participent à l’exercice.
Cette densité aérienne permet de simuler des opérations complexes, proches des standards d’un conflit de haute intensité.


Un exercice déterminant pour la supériorité aérienne française
Pour l’Armée de l’Air et de l’Espace, ORION 2026 constitue une étape essentielle pour :
- valider les chaînes de commandement aérien,
- renforcer l’interopérabilité avec les alliés,
- éprouver les capacités du Rafale dans des scénarios réalistes,
- préparer les équipages à des engagements exigeants et multi-domaines.
Le Rafale, grâce à sa polyvalence et à son niveau technologique, s’impose comme l’un des atouts majeurs de la France dans cet exercice d’envergure.


Un exercice en 4 phases
- Planification opérationnelle majeure : renforcer l’entraînement de la structure de commandement et de contrôle (C2) des niveaux stratégique et opératif à la planification en temps contraint d’une campagne militaire sous commandement national en coordination avec l’OTAN et un pays hôte, ainsi que des opérations dans l’Hexagone et en outre-mer.
- Conquête de supériorité de zone : déploiement des troupes en coalition. Renforcer l’entraînement de la structure nationale de commandement des niveaux opératif et tactique à conduire une campagne d’entrée en premier sur un théâtre d’opérations en prenant en compte la conflictualité dans tous les aspects des champs et milieux.
- Renforcer les capacités collectives de défense du territoire : renforcer la coordination entre les ministères dans la planification de leur soutien à la montée en puissance des armées en cas d’engagement majeur. Évaluer la réactivité, la capacité de mobilisation et la coordination des acteurs civils et militaires, ainsi que l’aptitude de la France à soutenir la montée en puissance de ses forces dans un contexte de rétroactions.
- Déploiement des troupes dans l’OTAN : elle illustre l’engagement de la France au sein de l’OTAN dans un scénario de défense collective (article 5), démontrant sa capacité à conduire et à commander une opération interalliée de haute intensité.








