Ce 28 mai 2018, Serge DASSAULT s’est éteint à son bureau du Rond-Point des Champs Elysées, à l’âge de 93 ans.

« Le plus difficile ce n’est pas de sortir de polytechnique, c’est de sortir de l’ordinaire », disait Charles de Gaulle. « Serge Dassault était un gaulliste convaincu, il sortait de polytechnique et il sortait de l’ordinaire », a commencé Edouard Philippe, Premier Ministre, lors d’un vibrant hommage aux Invalides le vendredi 01 juin. 

Serge Dassault après son vol en Rafale en 1999 pendant le Salon du Bourget.

A cette occasion, deux Rafale et un Falcon 8x ont survolés Paris au dessus de l’hôtel des invalides.

Serge Dassault, né le 4 avril  1925, avait longtemps vécu dans l’ombre de son père Marcel Bloch-Dassault décédé en 1986. Il avait été nommé, en 1987, PDG de Dassault Industries, devenu depuis le Groupe Dassault. Il avait choisi en juin 2014 Charles Edelstenne pour  lui succéder à la tête du groupe. © Reuters

Hommage à Serge DASSAULT au dessus des Invalides à Paris

© Paul Marais-Hayer

Serge Dassault, l’industriel

En 1951, il sort de Sup’Aéro et entre à la « Générale aéronautique Marcel Dassault », comme ingénieur au bureau d’études des avions de série.

Il participe en 1954 à la mise au point de prototypes et passe, un an plus tard, directeur des essais en vol. Il supervise notamment les essais des Super-Mystère, Étendard, Mirage III et IV. En 1960, il part à la direction des exportations et négocie la vente de Mirage III à l’Australie et à la Suisse. En outre, il lance en 1962 le Mystère 20, premier avion d’affaires de la famille Falcon.

Il est directeur général adjoint de Dassault Électronique en 1963 avant d’en devenir le PDG en 1967.

A la mort de son père, en 1987, il prend la présidence de Dassault Industries.

Il mène ensuite un long lobbying pour sauvegarder le financement du projet du nouveau chasseur omnirole Rafale. En effet, les différents gouvernements successifs remettent régulièrement le programme en cause. Il arrive même à faire que la Marine nationale renonce à acheter des avions américains F-18 au profit du Rafale M pour équiper son futur porte-avions Charles de Gaulle.

En 1995-1996, le Premier ministre, Alain Juppé, envisage d’unir l’avionneur Dassault avec Aérospatiale et le groupe britannique BAE. Serge Dassault soutenu par son personnel, lutte contre le projet de fusion pour préserver l’indépendance du groupe. L’échec de la droite aux élections législatives qui suivent la dissolution de l’Assemblée nationale, en 1997, met fin à ce projet.

Il mène la diversification du groupe vers les avions civils (Falcon), pour que le groupe soit moins dépendant des commandes militaires.

En 2000, atteint par la limite d’âge prévue dans les statuts de l’entreprise, il devient président d’honneur de Dassault Aviation. Le , il choisit Charles Edelstenne pour lui succéder à la tête du groupe.

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