La France dans les année 70 aligne environ 450 avions de combats.

La situation de l’Armée de l’Air est alors à peu près la suivante :

  • A partir de 1974, le Mirage F1 C remplace progressivement le Mirage III C dont 100 exemplaires on tété livrés, ainsi que 50 Mirage III B.
  • Le Mirage III E, avec 192 exemplaires commandés, se charge des attaques tout temps et des alertes nucléaires.
  • Les 70 Mirage III R/RD couvrent les missions reconnaissances à partir de la base aérienne de Strasbourg-Entzheim en Alsace.
  • Depuis 1973, le Jaguar assure les assauts conventionnels, la frappe nucléaire et la lutte anti-radar. 200 exemplaires seront commandés.
  • Enfin, 60 Mirage IV veillent à assurer la dissuasion nucléaire. 18 sont en alerte nucléaire opérationnelle au plus fort de la guerre froide en 1968.

L’aéronautique navale, quant à elle, repose sur 2 porte-avions potentiellement associés à  :

  • 90 Etendard IV
  • 42 Vought F-8 Crusader (achetés aux Etats-Unis)

A noter que, côté USA, le Mc Donnell Douglas F-15 est déployé en Europe (Bitburg AFB) en 1977 et commence à remplacer le vénérable Mc Donnell Douglas F-4 Phantom. Quant au Lockheed F-104, on en trouve encore 900 en Allemagne, 100 en Belgique et 150 en Italie.

   

   

Définition d’un cahier des charges.

L’Armée de l’Air demande alors au Ministère de la Défense de conduire l’étude d’un Avion de Combat Tactique, l’ACT. Tout est alors envisagé, y compris une vaste coopération européenne. Des discussions s’engagent alors entre la France, la RFA et le Royaume Uni, mais les divergences de point de vue ne tardent pas à apparaître : au chasseur bombardier opté par la France, les autres pays privilégient un chasseur pur destiné à remplacer le F-4 Phantom.

Fin 1978, AMD-BA (Avions Marcel Dassault – Breguet Aviation) obtient le marché visant à lancer l’étude de l’ACT (ACM pour la Marine). En étroite collaboration avec ses homologues British Aerospace et MBB, les avionneurs s’entendent sur un biréacteur à aile delta, équipé de plans canards et commandes de vol électriques. Une vitesse de Mach 2 et un plafond de 15000 m figurent aussi au cahier des charges. L’appareil doit être disponible pour 1992 …

En 1980, la masse de l’appareil devient un nouveau sujet de controverse. Le choix de moteurs distincts pour les 3 nations fait varier celle-ci de 9 tonnes à 12.5 tonnes (M-88 pour la France, GE-F404 pour l’Allemagne et RB-199 pour la Grande Bretagne). L’Allemagne rejoint alors le Royaume Uni en 1983 avec le lancement de l’EAP (Experimental Aircraft Program). La France, de son côté, lance officiellement l’ACX.

Courant 1983, la Grande Bretagne confirme son souhait d’un appareil pouvant atteindre le Rideau de fer avec une prédominance air-air, alors que la France s’oriente en priorité sur un avion multi-rôles qui reprendrait les missions des Jaguar, Mirage IV, Super Etendard, Mirage 2000 (C et N), Mirage F1 et Crusader.

En août 1985, le Ministre de la Défense, Charles Hernu, annonce le retrait de la France du programme « European Staff Target for a European Fighter Aircraft ». La rupture étant consommée, l’ACX est présenté à sa sortie d’usine à St Cloud le 14 décembre 1985. Le dernier né de Marcel DASSAULT entrait dans l’histoire …

   

Les rivaux …

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