Le jeudi 27 février 2020, les F-16 grecs ont procédé à un entraînement avec les Rafale M du porte-avions français Charles de Gaulle.

Au sud-est de la Crète, la Marine Nationale et la force aérienne grecque ont multiplié les manœuvres dans le cadre de la coopération militaire bilatérale entre les deux pays.

Ainsi, des missions aériennes complexes ont été effectuées, de jour comme de nuit, associant les Rafale Marine embarqués sur le Charles de Gaulle, et les F-16 grecs. La HAF a donc participé avec des F-16 Block 52+ et F-16 Block 52+ « Advance » des 115e et 116e Combat Wings, tandis que le porte-avions Charles de Gaulle mettait en oeuvre ses Rafale M F3R et E-2C Hawkeye.

La force aérienne grecque exploite le F-16 depuis 1989. 170 appareils (environ 150 en service) équipent le pays à travers différentes versions : des Block 30 depuis 1989, des Block 50 depuis 1997 et enfin des Block 52+ depuis 2003. Cependant, afin de maintenir le fragile équilibre avec la Turquie, elle-même utilisatrice du F-16, la Grèce équipe le 335 Wing appartenant au 116e Squadron de la version Block 52+ « Advance » en 2010.

La mission Foch

Le 21 janvier dernier, le porte avions Charles de Gaulle et les autres bâtiments de la mission Foch quittent Toulon. Le groupe aérien doit notamment participer à l’opération Chammal qui vise à combattre Daech, ainsi qu’à différentes manœuvres avec des pays alliés.

Le groupe aérien embarque 18 Rafale Marine, deux avions radars E-2C Hawkeye, un hélicoptère Caïman et 2 hélicoptères Dauphin assurant le sauvetage des pilotes lors de problèmes au catapultage ou à l’appontage.

La frégate multimissions (FREMM) Auvergne, la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Var, les frégates grecques HS Spetsai et Psara, ainsi qu’un sous-marin nucléaire d’attaque accompagnent le Charles de Gaulle.

Outre la Méditerranée, le groupe se rendra également en Mer du Nord. La mission durera 3 mois et constituera la 12e mission opérationnelle du Charles de Gaulle depuis 2001.

Rafale M, Hawkeye et F-16 grecs survolent le porte avions Charles de Gaulle en février 2020 © Hellenic Air Force
F-16C grecs et Rafale M en formation © Hellenic Air Force
Rafale et F-16 survolent la frégate Chevalier Paul lors de la mission Foch © Hellenic Air Force

Source

2 thoughts to “Entraînement Rafale M et F-16 grecs

  • casseleux

    Je m’étonne que DASSAULT AVIATION n’est pas fait de test pour un décollage sur un porte avions
    STOBAR car actuellement BOEING test le F18 Super Hornet le fait sur un porte avions Indien.Cela fait des années que les essais auraient du être fait car le rapport poids/poussée du Rafale est bien meilleur que celui du F18 Super Hornet

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    • Philippe AMIEL

      Les seules informations que nous ayons indiquent que des études ont été menées vers 2012 (?) à ce sujet par Dassault. Visiblement, la conclusion est que le Rafale est compatible, mais on en saura pas d’avantage …
      Ceci dit, rapport poids / poussée ou pas, il est évident que ce mode de décollage est nettement plus restrictif niveau capacité d’emport. Sur le plan opérationnel, je doute de son efficacité. Ce qui est clair, c’est qu’un Rafale ne décollera pas comme ça pour une frappe en profondeur avec 2 RPL de 2000 litres, 1 SCALP et 4 Mica … et encore moins avec 6 GBU …

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